Postcards from the Road | Yves | De Dubaï à l’Océan Indien (Oman)

De Dubaï à l’Océan Indien (Oman)

Bonjour à tous,

La courte traversée du Golfe Persique en bateau depuis Bander Abbas en Iran me transporte facilement au nord de la Péninsule Arabique.

Le vélo sorti de la cale, l’immigration passée et me voici de suite aux prises avec la jungle des autoroutes de la conurbation de Dubaï.

Bienvenu aux Emirats Arabes Unis !

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Le choc est immense : la ville est verticale, neuve, propre, imaginée pour la voiture, sent l’Amérique.La population est cosmopolite, affairée, souriante, agréable.

Les restaurants sont indiens. Les chauffeurs de taxi népalais. Les commerçants égyptiens ou libanais.

On parle anglais partout, mon arabe basique attendra.

Tout de suite j’aime bien, ça me rappelle ma vie à New York.

Pas facile de se déplacer à vélo et de s’y retrouver sans outil de navigation. On rit à la vue de mes cartes en papier. Heureusement il y a la côte pour se repérer et les panneaux de signalisation. Qui ne me laissent pas le choix pour aller à Abu Dhabi : je fais comme tous ces gens qui conduisent, je prends la méchante autoroute, la bande d’arrêt d’urgence pour moi tout seul et la pause conseillée aux aires de repos toutes les deux heures pour prendre un expresso et reprendre mes esprits.

Les Emirats ? De la démesure saupoudrée de kitsch, la nette impression d’être dans une bulle, dans une société hors-sol.

L’entrée en Oman me remettra vite les pieds sur terre.

On ne cache plus le désert au bord de la route avec des arbres plantés et arrosés à grands frais. Il est là, bien visible, et envahit bientôt tout l’horizon.

Pour rallier l’Océan Indien tout à l’est du pays j’ai décidé de rester à l’intérieur des terres.

La route est belle, jamais ennuyeuse, le dosage entre cailloux et sable n’est jamais le même.

Le vent me laisse tranquille, ou alors me pousse doucement.

Les villes-oasis espacées juste ce qu’il faut pour ne pas avoir à trop me charger.

L’eau est rare mais les camions-citernes sont à l’œuvre.

Les Omanais sont courtois, enturbannés, amoureux de leurs dromadaires. J’aime bien leur café serré à la cardamome accompagné des dattes rituelles.

Les Bangladeshis qui sont à leur service sont en extase devant mon vélo qui les transporte en un instant dans leur pays d’origine.

Les Omanaises, je ne sais pas trop, elles doivent être à l’abri des cours murées qui entourent leurs villas-forteresses.

Je campe partout, parce que les hôtels sont trop chers pour moi, parce que les lieux sont beaux et parce que c’est dans la tradition du pays.

Les chèvres m’aiment bien, font jeu égal avec les babouins d’Afrique Australe en ce qui concerne le chapardage de ma bouffe dès que j’ai le dos tourné.

J’ai franchi la chaîne des Hajars par une piste un peu folle, tellement raide que même en poussant j’ai manqué culbuter à plusieurs reprises. Mais c’était bien sympa de fouiller au fond de mes sacoches au col pour ressortir ma polaire. Un petit goût d’hiver mais sans perdre de vue les palmiers-dattiers au fond de la vallée.

Rien de tout ça ici au bord de l’Océan Indien : la route est plate et le soleil cogne fort à nouveau.

Allez, Joyeuses Fêtes à tous !

Bises,

Yves.

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