Postcard from the Road | Yves | De Batoumi à Bakou, de la Mer Noire à la Mer Caspienne

Here’s an e mail I received from Yves who is currently in Central Asia.
It’s in French since Yves is French. Maybe that explains his obsession with cows. Maybe not.

Bonjour à tous,

Voici quelques nouvelles fraîches du Caucase où je pédale depuis un petit mois.

Je vous avais laissés à Batoumi au bord de la Mer Noire, me voici maintenant à Bakou, en Azerbaïdjan, sur les rivages de la Mer Caspienne. Je n’irai pas plus vers l’est maintenant, mon itinéraire à venir devrait suivre un cap sud vers l’Iran. Si j’obtiens mon visa… (update: He just got his visa to Iran)

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Mon parcours géorgien fut magnifique et très varié de bout en bout entre vallées boisées, alpages d’altitude, plateaux et gorges volcaniques arides à la frontière arménienne, plaines agricoles fertiles coupées de petits massifs couverts de forêts de chênes et de charmes et vignobles.

Les derniers jours j’ai longé les pentes raides du Grand Caucase, les sommets enneigés à plus de 4000 m et la frontière russe étaient tout proches. Bel accueil dans ce pays aux traditions toujours bien vivantes.

J’ai dû assouplir un peu mon hygiène de sportif ( hum… ) et commencer à picoler parfois tôt le matin.



J’avais traversé ce pays en décembre 1998, il m’avait laissé une sale impression et c’est même un des seuls endroits où je ne m’étais pas senti en sécurité tant le désordre régnait.

En moins d’une génération tout a changé, le pays s’est ouvert, pacifié, et les touristes commencent à venir en masse. Saakashvili, l’Homme Fort du pays pendant une dizaine d’années, est passé par là et a purgé le système d’une poigne de fer.

Une chose à noter en Géorgie et dans une moindre mesure en Azerbaïdjan

Les vaches sont absolument partout, en liberté totale. Cela doit tenir au passé soviétique de ces pays car les prés et les zones de pâture ne sont jamais fermés.

L’herbe étant en général plus verte au bord de la route, celles-ci se prélassent et ruminent au beau milieu de l’asphalte en toute tranquillité. Avec l’Inde ces 2 pays complètent la trilogie où il fait bon être vache.

Mon entrée en Azerbaïdjan s’est faite par le poste-frontière le plus au nord, au pied du Caucase. Une route un peu tape-cul, quelques bouts de piste puis la voie rapide les derniers cent kilomètres pour rallier Bakou.

Là encore j’ai roulé dans des paysages très verts, toujours à la limite basse de la forêt, entre plantations de noisetiers et de tabac, avec ces innombrables ponts métalliques à franchir pour traverser les nombreuses rivières et torrents déboulant du Caucase.

J’ai retrouvé une Terre d’Islam très laïque où l’alcool est toujours à portée de main et les femmes peu voilées, une ambiance très turque aussi entre maisons de thé et invitations quotidiennes à partager un verre.

En m’approchant de Bakou et en m’éloignant des montagnes le paysage est devenu brutalement plus sec et très rapidement je me suis retrouvé à pédaler dans une steppe semi-désertique.

Les véhicules sont devenus plus luxueux aussi entre grosses berlines allemandes et gros véhicules tout terrain bien prétentieux. Le pays vit grâce à ses richesses pétrolières et l’essentiel de l’activité est concentré à Bakou.

Bonne continuation à tous.

Bises,

Yves.

1. Descente du Goderdzi Pass. Géorgie. Altitude 2000 m. Les vaches, partout.

2. Gorges volcaniques pour aller aux monastères de Vardzia. Géorgie.

3. Les rivières coulent en altitude. Baignade bienvenue. Géorgie, frontière turque.

4. Berger et ses moutons. Alpage d’altitude, 2000 m. Géorgie.

5. Le dernier col avant la descente sur Tbilissi. Géorgie. Au loin les hauts sommets de la chaîne du Caucase dont le Kazbek enneigé à 5000 m.

6. Seki. Azerbaïdjan. Une belle ville ancienne au pied du Caucase.

7. Bivouac dans la plus belle forêt de charmes que j’aie jamais vue. Qabala, Azerbaïdjan.

8. Vendeurs de raisin au bord de la route avant Bakou. Azerbaïdjan.

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